Couleurs d'étoiles

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4.8 Mes notes de lecture du livre de Claude Yvel, Peindre à l’Huile comme les Maîtres

chez Edisud (datent de 2010, à réviser)

+++ Par un praticien qui utilises ses techniques depuis de longues années, ne se limite pas au copier/coller.

+++ De nombreux procédés en photos pour les autodidactes.

Il n’utilise que l’huile de noix comme liant, la litharge comme siccativant, le mastic en larmes comme résine, l’essence de térébenthine comme diluant et la colle de peau comme isolant du support.

Huile de noix doit être de cerneaux de noix émondés.

Huile noire 

technique de production en photos page 35
15g de litharge pour ¼ litre d’huile qui aura chauffé 15min avec un oignon épluché ( ?? t° 70°C) – broyer litharge ; dans huile chaude ; cuire deux heures max 110°C pour couleur claire (signe : petite ébullition autour de l’oignon); huile doit être brun clair en fin de cuisson ; filtrer

Que dit mon ami Dotapea sur le sujet ? « A base d'huile de noix et de siccatif, elle semble avoir souvent été le liant des fonds rouges et gris de la Renaissance, ou du moins un adjuvant important. Elle autoriserait aussi des "jus" très siccatifs. Cette huile aurait été utilisée très tôt par certains maîtres vénitiens en conjonction avec de la cire, limitant l'aspect coulant de ce liant effectivement lourd à cause de la présence de plomb. Il s'agit du fameux médium vénitien. (TL pour empâtements modérés,  et mats)  Cfr médium gel flamand (TL pour empâtements « hardis » ). »

Vernis-gel à peindre selon Yvel : ½ huile noire ½ vernis au mastic

Vernis au mastic. Yvel l’utilise comme vernis final, facile à retoucher/ôter. Recette :
75ml essence de térébenthine rectifiée + 50g de mastic en larmes broyé ; couvrir, chauffer à peine ; filtrer
Mastic en larmes sur dotapea.  « Elle se dilue à froid dans l'essence et l'alcool. Elle donne des produits plutôt brillants une fois secs. (…)"
Même procédure que gomme laque dans éthanol, 25% du poids total en gomme mastic dans 75% d’essence de térébenthine rectifiée chaude en petits sacs d’étamine; laisser reposer cinq jours ; filtrer).


NB le mastic n'est pas un produit pour les débutants, j'en ai acheté un peu (dix grammes!) chez Le lion, ça coûte un bras.

NB 2013. Plus besoin de ces vernis si je réussis les huiles lavées/putty de Tad Spurgeon.

Pigments

à broyer avec huile de noix crue avec plus ou moins d’huile noire (doses selon pigment)
blanc de plomb, ocres, sienne, oxydes de fer, terre ombre,

Toile

pour éviter risques d’écaillement et moisissures, tendre au dos de la toile, pendant réalisation cadre, un film de plastique souple. Yvel : « ne sont plus sensibles aux variations de l’humidité de l’air et restent parfaitement tendues ».

Encollage classique au sabre, pas sur la toile déjà tendue ; encoller rabats de la toile

Imprimeure

pas blanc de craie car très fragile
couche 1 à l’ocre rouge : 1 vol minium de plomb, 2 vol de blanc de plomb e 6 vol ocre rouge broyés avec huile noire. (sans ajout d’ess téré sinon perd souplesse)
objectif : bloquer lumière ; blanc de plomb parce que sèche très vite et devient dur et pcq apporte souplesse et luminosité versus ocre ; minium = hydrofuge
à appliquer en crème liquide
couches 2 et 3 grises : 50% huile noire 50% huile crue noire + blanc de plomb et très peu de noir de fer (vigne ou ivoire sèche trop lentement)
peindre après un mois (de dix jours à un an...)