Couleurs d'étoiles

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Clarifier l'huile - tests septembre 2012 - Conversations avec X. page 2c

(retour page 2 des tests)
 

20.9  suite des conversations avec G. sur la chimie des huiles, le lavage/raffinage maison, etc.

voir page 2a et page 2b

Q. T. L.  Vous écrivez : "un médium à peindre extra c'est unsunoil 50%, essence d'aspic de lavande 50%":  1. ce serait un médium pour quelle technique picturale précisément? ce serait pour mes glacis par exemple? 2. j'ai acheté de l'essence d'aspic de lavande chez Le Lion en ¼  de litre pour commencer, vu le prix. Est-ce normal que ce soit tellement plus cher que l'essence de térébenthine? Puis-je substituer tant pour tant dans les recettes: lavande plutôt qu'essence de térébenthine?

R. G. oui super pour glacis à l'huile : ça glisse bien, sans coup de pinceau visible. Essence d'aspic de lavande est le bon choix,  c'est une essence claire comme l'eau;  l'essence de lavande utilisée en parfumerie est plus jaune et beaucoup plus chère aussi. Je n'ai pas les détails sous la main mais il s'agit bien de deux lavandes différentes. C'est normal que même l'aspic soit plus chère que l'essence de térébenthine; d'un coté on extrait à partir de fleurs de lavande laborieusement cueillies, de l'autre a partir de bois de sapins en grosse usine. Cet aspic est très utile par sa senteur particulière, son pouvoir dissolvant bien plus grand que térébenthine (aspic dissout le mastic, la sandaraque, le copal de manille) et son évaporation sans trace, alors que la térébenthine laisse un dépot appelé "colophane" (sauf si vous avez de la double ou triple distillée)...donc ne JAMAIS utiliser de la térébenthine de grande surface dont le seul usage est de nettoyer les pinceaux; en art, il faut de la super térébenthine , chère aussi. Rubens la préfère a l'aspic... mais l'aspic est , pour les travaux d'exceptions, un meilleur choix. Attention, toutes les essences, même fleurant bon, sont toxiques... N'écoutez pas ceux qui disent que la lavande est peu toxique car elle sent si bon ! ne la sniffez pas trop :-)

Q. T. L.    Je les appelle ce matin pour ce qu'ils appellent "litharge" (c'est une droguerie, pas une pharmacie, ils font parfois des amalgames comme entre la cire d'abeilles blanchie chimiquement et mécaniquement, ça se comprend). J'ai un fort soupçon que mon petit 50g doit être du carbonate de plomb, vu votre description. Utilise-t-on cela en peinture? Sinon, je le range en céramique, on en utilise encore en cuisson type faïence/raku.

R. G. Le carbonate de plomb , c'est "le" blanc de plomb , le meilleur pigment blanc des anciens peintres..un blanc chaud et onctueux, semi-transparent...pas comme le blanc titane froid et opaque . Il contient aussi probablement de l'hydroxyde de plomb. à manipuler avec gants et masque: la poussière de ce blanc est super TOXIQUE, et cette poussière vole partout quand on veut la broyer en huile...c'est de là que les peintres attrapent ce fameux saturnisme, attention.

Q. T. L.  Le Lion: http://www.le-lion.be/, j'ai appelé le patron, il ya eu en effet erreur pour mon achat précédent,
ET on peut bien avoir de la litharge orange la vraie sans signer de décharge... 02 217 42 02
Par ailleurs, voici une partie de mon premier échange avec Tad,
j'aimerais votre avis sur mon hypothèse ci-dessous de 4:60 avec aérateur (ce serait bien moins dangereux que la 4:150 car je peux la faire au bain-marie), même si je dois faire 8:60.

R. G. Vous avez raison, une température moindre plus longtemps correspond à une température haute moins longtemps, en gros car ce n'est pas linéaire, une 4:150 pourrait correspondre à une 6 ou 8:100... 60°C ce n'est pas assez, il ne se passe pas grand chose sous 80°C..ou alors en très longtemps..Peut- être alors 24 ou 72 :80. Tad fait des huiles 48 et 72 h.  4:150 résulte d'une étude sérieuse : il se passe des transformations à cette température précise et pas avant 3 heures....:-)

(mon mail en italique à Tad Spurgeon, et sa réponse en italique)

T. L. I have now 1/2 litre of home refined linseed oil, I need to thicken part of it now somehow. I am in Belgium and we are heading for a sun-less summer. I have waited a few months for this moment to start the experiment, in order to take the benefit of the sun, well, too bad. I will have to find a way to home thicken the oil in a different way. I have no intention to use litharge (see common sense explanation in next mail) to unsun-thicken the oil. I know I can use burnt plate oil #5 as a substitute (for my needs anyhow). I have bought a little aquarium pump. Have you ever tried a 4:60 method with forced oxygenation  via a little aquarium pump? (I have no access to lab equipment)  I guess 100°C would be too high for the plastic tube of the aquarium pump. Does it have some sense to use this equipment? If so, will it result in a kind of "stand oil" the right viscosity if I extend to 24:60?
BTW the shop manager attached a little piece of lead to the end of the tube so that it does not float too high; excellent; I will have a natural light lead effect...

réponse T. S.     The pump is something I thought of as a way of making something similar to Bell's Medium, a "blown" oil from England in the 19th century. I got as far as getting a pump and testing it.  But it made noise and my house then was small.  So, I recommend a quiet pump :)  If I were going to do it again I would use the 100C temperature and have the airline in the oil be stainless.  I think it could be set up with several connections of plastic tubing, a ring, with T connections to lengths of stainless tubing going into the oil.  This way a lot of air would get into a reasonably hot oil.    But, I want to tell you that the reason I haven't pursued this is that the salt-refined oil thickens so quickly as long as the layer is thin, 0.5 cm or less, I use a glass pie plate.  But if you have a REALLY thin layer, in the summer, you will need to stir it daily to make sure it doesn't form a skin.

Q. T. L.  Ma visée: une huile qui a plus de tenue que les huiles fraîchement lavées, pour pouvoir l' utiliser comme "encre" en gravure: ces mediums doivent pouvoir être :

1.     soit roulés au rouleau à encrage sur une surf ace plane comme le lino ou le bois pour les gravures à relief (autre solution: les densifier à la craie, mais cela ne donne pas le résultat qu'on cherche, le film n'est pas "soyeux" sur le rouleau),

2.     soit encrés avec un bout de chiffon (résumé) dans les fines lignes des tailles douces puis effacés du plat de la main de la surface du zinc ou du cuivre (trop liquides, les huiles n'y restent pas, il faut un type de viscosité comme la standoil).

Les graveurs achètent des "encres pour taille douce" et des "encres pour relief" (comme lino ou bois). La seule différence entre les deux me semble la texture (je n'ai pas bcp de réponses à mes questions, c'est normal, je commence seulement à explorer ce domaine, je comprends qu'on m'ignore un peu). Certains jouent du carbonate de magnésium ou de la burnt plate oil #5 selon qu'ils veulent densifier ou diluer la texture de l'un vers l'autre. 
Traditionnellement, les graveurs utilisent des encres à base d'huiles; récemment sont apparues les encres solubles à l'eau (alkydes j'imagine? watersoluble relief inks).
Un de mes axes d'exploration des émulsions selon Wehlte (tempera, cmc, caséine etc) a pour but de faire mes propres encres "huile solubles à l'eau" pour la gravure.
La unsunoil de Tad ou l'huile lavée au sel et épaissie au soleil en plat à gratin qu'il décrit ci-dessous donnerait-elle le même résultat que la BPO#5? La studio oil (juste?)  que j'ai improvisée ici  (mon petit test mentionné hier) est ingérable, elle colle au rouleau, ne se comporte pas comme de la stand oil.
Je compte les tester l'une et l'autre dès qu'elles seront prêtes, d'ici mi octobre, de toute façon.

R. G. Ici c'est raté, la 4:150 reste une huile très fluide, moins que l'huile de départ mais très fluide, idéale pour peindre, ne sert sans doute à rien en gravure . Du coup, vos huiles à 60°C sont aussi sans espoir ici. Je n'y connais rien en gravure, sauf qu'ils utilisent de la burnt plate oil (BPO) , une huile "grasse" (ici aussi le mot gras est faux: toute huile est par définition grasse; le mot doit être pris dans le sens "visqueux") qu'il est hors de question de faire vous même, car c'est TRES dangereux: la température dépasse 400°C et le risque de brulure et/ou d'incendie est réel: l'huile s'enflamme spontanément au delà de 280-300°C: c'est d'ailleurs un but a atteindre dans cette fabrication. Voyez ceci et les références en bas du site: http://www.northernlightstudio.com/burnoil.php

Moins dangereux: la studio oil , la unsunoil, la sun oil peuvent être portées à un haut degré de viscosité, oui , mais il faut beaucoup de temps... La standoil moderne est en fait une BPO fluide.
la studio oil est sans doute "plaquante" comme vous dites autrement... Alors la "unsun" plombée a froid devrait etre onctueuse, elle ne colle pas du tout... Trois semaines sur assiette de plomb au soleil et la température est montée à 65°C... mais même sans soleil ça marche...mélanger chaque jour...à la fin on a vraiment un miel.. si on y prend garde ça devient tellement "plastique mou"  avec lequel on ne peut plus peindre, sauf en dilution avec térébenthine ou aspic.

NB  Une 8:60 ne sera jamais une 4:150. Par contre on peut imaginer une 6:150 équivalente à une 2:250. Tout est question d'échelle...sous 100°C il n'y a rien de comparable.

Q. T. L.  J'ai retrouvé le prix de "huile de lin soleil oleum crassum" chez kremerpigmente (origine: Italie) que j'ai mentionné eil y a peu. Ce n'est pas 150 euros, c'est 273 euros le litre. ça motivera quelques lecteurs à prendre du temps pour laver/claircer leurs propres huiles... L'huile noire d'Yvel y est aussi vendue (115 €+- le litre). Dès que le plomb est cuit dans l'huile, est-ce moins toxique? ou faut-il prendre les mêmes précautions (gants, etc.)? J'achèterais alors plutôt un tout petit flacon de son huile noire plutôt que de la produire ici.

R. G. Dès que le plomb n'est plus en poudre mais qu'il est inclu dans la peinture (blanc de plomb) ou dans une huile, le risque de contamination est très faible si vous travaillez correctement: pas d'animaux, pas d'enfant, pas boire, ni fumer ni manger, ni se rogner les ongles nis se passer la main dans les cheveux etc... gants de préference.
Attention: les produits ne sont pas moins toxiques du tout !!!! c'est juste le risque de l'inhaler dans le corps qui est nul: respirer une huile au plomb ne vous fera rien , par contre lécher vos doigts couverts de peinture en un geste malheureux est funeste ...Ca veut dire aussi que les déchets sont toxiques..mais je suppose que vous n'utiliserez pas des quantités industrielles.
A ce sujet, je rappelle que les pigments de peinture a base de mercure, cadmium et autres métaux lours sont tout aussi toxiques....

Qtl L'huile de noix Vigean me coûte, tarif magasin, 35 euros htva le litre environ; l'huile de lin Vigean idem: 15 euros le litre environ. Chez moulindelatour.com le fournisseur de Brazs, la noix serait à 14.20 euros (non filtrée sur buvard, simplement décantée m'ont-ils répondu). à ce prix là, je peux perdre 30% et même 50% :)

 Si ça vous intéresse, je tiens un petit tableau excel pendant que je zone sur le net, pour comparer les prix des encres et des papiers (toujours en vue de ce blog ou livre). Je suis effarée des prix que les artistes sont prêts à payer pour des encres (qui, question qualité, n'ont rien de rien à voir avec des huiles Blockx par exemple), mes taille-douce charbonnel m'ont coûté 162 euros le litre en fin de compte si je reporte au litre mon achat de 60ml.

R. G. Vous faut-il une huile dense ou une huile qui ne "bave" pas ? Je m'explique: déposer délicatement une goutte d'huile fraîche sur le papier : elle s'étale et imprègne rapidement le papier avec une aréole... La même chose avec la stand oil: la goutte reste ferme sans tache. Cette propriété là ne s'obtient qu'avec des huiles cuites... Alors si la 4:150 reste fluide, une  2:350 utilisée dans la confection de vernis à l'huile (copal) reste fluide aussi ... L'huile noire vieillie est visqueuse comme de la stand oil, mais pas du tout au début. La consistante c'est soit à froid la unsunoil avec plomb, soit  très chaud sans plomb genre BPO: achetez-la ! C'est trop dangereux a faire

Q. T. L. Chez Le Lion, j'ai acheté de la térébenthine simple rectifiée. Ça suffit ?

R. G. pour la térébenthine, j'achète la "Talens" chez Schleiper, quand même chère, genre 17 euros les 250 ml... Mais peut-être que la Lion est bonne... un test consiste à laisser sécher une goutte sur papier: la bonne essence laisse le papier blanc sans tache, l'autre laisse une trace colorée (faible, pas facile a voir). Ou laisser sécher une grosse goutte sur verre: la bonne essence s'évapore complètement sans trace, l'autre laisse une couche visqueuse (la colophane). Le mieux : laisser sécher un film d'un millimètre d'épaisseur au fond  d'une boite métallique ; la grosse goutte est souvent insuffisante; avec un film, on doit voir la colophane, ou plutôt NE PAS la voir. Avec la térébenthine du B. , c'est sûr: la colophane est bien là.

Q. T. L.  Je pars donc pour la unsunoil au plomb. Chez mon fournisseur en bâtiment, on peut acheter des feuilles de 30cm sur 1mm mais sur 6m minimum (60 €+-) -> je vais plutôt récupérer un petit bout lors des démontages de toiture, je m'arrêterai à un chantier dès que j'en vois un.

Q. T. L. Par ailleurs, j'espère ne pas faire de grosse erreur en changeant le protocole, je copie/colle de la même page http://www.couleursdetoiles.be/120912clar_huile.htm:
« NB 20.9: Je n'ai pas tenu le protocole. J'ai imaginé une technique d'interventions moins longues (le reste sera toujours aussi long, au grenier), une des motivations étant que je n'ai pas toujours l'esprit à faire ces expériences, je tiens la concentration une semaine mais quand le boulot prend le dessus, je risque d'oublier de surveiller mon petit hobby. J'essaie donc de concentrer le procédé de lavage en une semaine. Les huiles Vigean sont déjà filtrées sur buvard, elles sont déjà plus propres à la base, j'imagine? Point 3. J'ai installé dès le jour 2 la pompe huit heures par jour dans chaque bocal, pour accélérer le contact huile/eau; j'ai filtré chaque jour, c'est à dire: 1/ j'ai laissé le mélange se reposer quelques heures après l'arrêt de la pompe 2/ j'ai ôté à la louchette l'huile propre et transvasé dans un bocal de transit; le break et la fine couche d'huile irrécupérable partent dans un petit bocal de seconde récup' 3/ j'ai reversé l'huile propre dans le bocal de base, sans le laver, ave la même eau (sauf le 19.9, où j'ai changé les 3 litres d'eau); j'ai relancé la pompe.
 J'arrêterai samedi, pour des raisons familiales: je dois gérer leur seuil de tolérance pour le bruit et l'envahissement de l'espace commun. Je ne peux pas pratiquer cela à l'atelier, je n' y suis pas assez souvent. J'ai trouvé ce procédé comme parade pour pouvoir utiliser la cuisine. La motivation n'est pas le temps, car le procédé ne prend pas beaucoup de temps (2 minutes pour louche, transvaser, etc.). Dès vendredi 21, après six jours de pompe intensive, dernier lavage en changeant l'eau puis l'huile de lin partira au grenier pour se reposer à la lumière jusque fin octobre. Je laverai la noix à l'eau non salée encore deux jours, avec pompe; la noix partira rejoindre miss lin en haut. »  Des commentaires?

R. G. l'esprit dur à maintenir au long cours: oui je connais aussi bien sûr..:-) et l'envahissement de l'espace commun qui n'est du coup plus commun du tout est source infinie de conflits;-)

il n'y a pas d'erreur ...en fait on fait comme on veut du moment qu'il y a contact huile-eau (salée ou non) 6 semaines. Donc après vos 6 jours de lavage avec pompe, il faudrait continuer a maintenir (sans pompe) un contact huile-eau plusieurs semaines, même sans y toucher là-haut au grenier, mais que l'eau soit là. Vous verrez qu'un nouveau dépôt peut (peut être) se former, qu'on enlève par un dernier lavage rapide à l'eau claire.

Tout le reste n'est que détail sans grande importance, mais ça permet a chacun d' inventer" "sa" méthode; la pompe est un accélérant pour son apport d'oxygène; et effectivement bien laver l'huile à la fin avec de l'eau sans sel, plusieurs fois. Vous aurez sans doute une "blow oil" (huile industrielle traitée par courant d'air chaud), c'est à dire une huile déjà plus consistante pour utiliser en médium a peindre qui sèchera aussi vite sinon plus vite que l'huile de Tad, et non pour broyer des pigments à conserver en tubes des années: cette huile là doit être fluide et de sèchage lent: la virgin lavée simplement à l'eau claire est "the" oil pour cela.

Q. T. L. J'aurais une autre question dont je ne trouve la raison nulle part: je prépare des papiers à la colle pour mes pages de garde en reliure (et couvertures); j'utilise du papier non enduit puisqu'acryliques ou colle à papier peint. J'aimerais les préparer à l'huile pour diverses raisons, or je sais que l'huile abîmerait le papier. J'ai enduit quelques papiers à la gomme-laque avant de les travailler à l'huile. Comment se fait-il que les praticiens de papiers marbrés (à l'huile) pour pages de garde en reliure  et cartonnage n'enduisent jamais leur papier? Serait-ce que cette attaque de l'huile est un mythe?

R. G. Ici je n'ai aucune expérience; je sais que l'huile en effet "brûle" les toiles de lins non traitées ainsi que le papier (faites d'ailleurs attention par forte chaleur aux danger de l'autocombustion de l'huile qui prend feu dans des cotons imbibés dans la poubelle). La toile de lin brunit (elle se consume !) et donc c'est la raison pour laquelle on doit préparer ses toiles avec du gesso. Il en est de même avec le papier, il doit être pré-traité: voir recettes sur le site de Tad ou son livre... Il peint beaucoup sur papier préparé.

C'est vrai aussi que les anciens utilisent du papier non préparé, mais il doit être parfaitement neutre, ni acide, ni alcalin... La conservation de ces papiers huilés non préparés  peut poser problème, ce n'est pas un mythe... mais un papier marbré de qualité à usage décoratif qui jaunit avec le temps n'est pas nécessairement un défaut, par rapport à une oeuvre peinte qui perdrait son caractère...

En peinture on utilise des papiers encollés marouflés sur un panneau: on voit que le papier n'est jamais "brut",  il y a encollage et protection des fibres...Tad a peut être la réponse...qui m'intéresserait :-)

Q. T. L. J'ai à l'atelier deux litres d'une solution qui pourrait peut être remplacer l'ess de térébenthine ou l'aspic de lavande. J'avais acheté une solution pour un appareil d'oxygénation que  j'ai utilisé quand j'étais très malade (en 2000). Je n'ai jamais utilisé cette solution, car à la réception de cette commande par correspondance (ben oui, du fond d'un lit…) je me suis rendu compte que les bidons n'étaient pas des originaux, le vendeur belge était un filou qui me revendait de sa fabrication propre ; j'ai acheté le bon produit chez le fabricant directement finalement. Bref, ces deux litres sont une copie du " concentré est issu de l'hydrodistillat de la résine de pin des landes (Pinus Pinaster). Le liquide terpénique obtenu est une Huile Essentielle de térébenthine Chémotypée" (extrait du site du fabricant fiable http://www.holiste.com/fr/bol-d-air-menu/131-lasolutionboldairjacquier). S'ils ne sont pas, dans cette bouteille, de qualité suffisante pour que j'en respire les effluves, serait-ce un bon remplacement de l'essence de térébenthine ou aspic?

Mes tests :

  • une goutte ne laisse aucun film poisseux sur une plaque de céramique, testée il y a trois jours
  • j'ai fait un essai de vernis dammar avec cette solution terpénique, ça semble bien fondre en quelques jours

Comment savoir si je peux l'utiliser avec assurance?

R. G. C'est comme tout.... en ignorant l'origine et sa fiabilité il y a un toujours un risque. à première "vue"  le pin et son extrait semblent bons... ça a l'air d'être vraiment une essence de térébenthine si pas de dépôt, clair comme eau, et si ça dissout le dammar à froid. Le risque devient gérable au moins pour les essais: la dissolution du dammar est tout de même "the" test.  Le truc c'est quand même de n'avoir aucun doute sur les produits utilisés pour les travaux d'art jugés "importants ". ça sent bon ? sa densité est faible ? moins que l'eau: par pesée 1 millilitre doit faire dans les 0,8 grammes...  Et si vous coupez de l'huile de lin avec cette essence, ça marche ? ça nettoye les pinceaux ? Si oui , allez-y !  De toutes façons, je crois que c'est vous qui l'avez dit quelque part, on a pas l'intention de faire des oeuvres d'art qui nous survivent mille ans, ça serait très présomptueux :-)
 Maintenant "comme de l'aspic de lavande" je ne crois pas:  l'aspic sait dissoudre la sandaraque ou le copal de manille à froid ,  ce que ne fait aucune essence de térébenthine.